Les Dioulas étant les plus grands commerçants d'Afrique de l'Ouest, c'est eux qui détenaient la plupart des marchés, contrôlant la vente de produits comme l'or, le sel, la kola, les armes blanches et les armes à feu, le tissu (en particulier pour la confection des boubous) et divers produits agricoles. La famille des Ouattara détient quant à elle la totalité de la puissance coutumière, alors que les Baro et les Saganogo détiennent le pouvoir religieux, l'Islam étant la religion officielle de l'ensemble de la population dioula de Kong. 000 environs, parlent une langue Mandé, ainsi que le Dioula pour les habitant de la région de Man. Longtemps l'apanage des communautés urbaines, à partir de 1950, l'Islam se propage dans les populations rurales agricoles et à partir de cette décennie, la plupart des villages et des voies commerciales du territoire dioula sont dotés de mosquées et la ville de Bobo-Dioulasso qui ne comptait que deux mosquées en 1913, en dénombre 36 en 1956[28]. Cependant, en faisant de l'âge un critère de supériorité hiérarchique, la culture dioula dissout d'une certaine façon les inégalités sociales établies depuis plusieurs générations et permet un équilibre des pouvoirs que confère la parole dans cette société traditionnelle. C'est ainsi qu'ils se répandirent, d'ouest en est, du Sénégal et du nord au sud, du Sahel aux forêts de Côte d'Ivoire, établissant des réseaux commerciaux[3],[4],[5],[6] à travers l'Afrique de l'Ouest et faisant des langues mandingues les langues véhiculaires. 4 Le témoignage qui va suivre concerne une campagne de collecte déjà ancienne puisqu’elle s’est déroulée de 1975 à 1982 dans la sous-préfecture de Kong, au nord-est de la Côte d’Ivoire, ancienne capitale d’un royaume dioula fondé par Sekou Watara (Ouattara, selon l’usage administratif) au début du xviii e siècle. [réf. L'étude de Derive quant à elle, mesure le rapport de force qui s'édifie entre les tenants du pouvoir de parole chez les Dioulas de Kong, et qui se décline entre les hommes (voire les femmes) des plus âgés aux plus jeunes, entre les hommes et les femmes et entre les deux principaux groupes sociaux de Kong, sortes de castes issues des citoyens libres d'une part, les horon, et de l'autre, les woloso, anciens captifs domestiques. DOI : https://doi.org/10.3406/jafr.1987.2159, www.persee.fr/doc/jafr_0399-0346_1987_num_57_1_2159. Most of ethnic groups are. The Dioula is a Kong ethnicity recognized in a historic history by all the researchers anthropologists, the first French explorers and settlers who flew the lands of Africa for the very first time. Ainsi le droit spécifique que possèdent certains groupes de produire ou de consommer de la parole en telle ou telle circonstance peut fonctionner simplement comme l'indice d'un pouvoir social préalable. Sous son règne, la ville de Kong devient un centre important d'études islamiques où vont s'élever de nouvelles mosquées et autres lieux de cultes[12]. This is what Louis Gustave Binger confided in his memoirs on the Dioula de Kong, published in the French journal of Overseas History. Dans cette zone de brassage, où se côtoyaient Arabes, Berbères et populations noires, on pouvait disposer de l'or, du sel gemme, des noix de kola et des chevaux. Ils correspondent à l'ancienne aire d'influence mandée. La relation amoureuse, avec ses rêves, ses bonheurs et ses déboires, est un thème privilégié du répertoire chanté des Dioula de Kong, sous-groupe mandingue installé au nord-est de la Côte d'Ivoire, autour de cette ancienne capitale d'un royaume fondé au XVIIIe siècle par Sékou Ouatara. Vers 1710 un guerrier dioula connu sous le nom de Sékou Oumar Ouattara ou « du Jammu Wattara » (1665-1745) envahit la région et a conquis la ville à l'aide de sa cavalerie. Les Dioula de Kong, qui sont une des composantes de la vaste zone manding à laquelle ils se rattachent linguistiquement et culturellement, sont situés au nord-ouest de la Côte-d'Ivoire. établies par le décret du 17 octobre 1899 (Sénégal, Soudan français, Guinée, Côte d'Ivoire et Haute-Volta) [16]. Parole et pouvoir chez les Dioula de Kong. Ces pays n’existaient pas autrefois lorsqu'il y avait l’Empire du Mali avant la colonisation européenne, qui a fractionné beaucoup d'ethnies. Ils parlent une même langue, le dioula, sorte de lingua franca qui, malgré de petites variations, est comprise dans tous ces pays. Voici ce que Louis Gustave Binger confiait dans ses mémoires sur le Dioula de Kong, publié dans la revue française d’histoire d’Outre mer. Les commerçants Arabo-Berbères musulmans venus d'Afrique du Nord et de l'Orient par les voies trans-sahariennes étaient en contact avec cette noblesse. Sékou voulant étendre son pouvoir, convoite la ville de Bobo-Dioulasso située au sud de l'actuel Bukina-Faso où s'établit un lieu privilégié pour le commerce (commerces de la kola, du sel gemme, de chevaux et de l'or) qui représente un « débouché naturel des richesses du Sahara »[14]. Ainsi, la transmission du patrimoine historique manuscrit (et leurs copies) se transmet au même titre que la tradition orale, de génération en génération. C’est cette agglomération, alors peuplée de deux mille six cents habitants et toujours composée essentiellement de Dioula … »[16]. Derive, Jean, 1980 b) « Gestion de la variabilité des récits historiques dans une communauté dioula », D’un conte à l’autre (V. Görög-Karady éd. Cet article présente un petit échantillon de chants d’un genre littéraire exécuté avant leur mariage par les jeunes filles dioula et appelé, dans la taxinomie locale, bóndolon dɔ̀ nkiri. Famaghan Ouattara (le frère de Sékou) intègre la ville de Bobo-Dioulasso à l'empire en 1737-38, et qui s'inscrit dès lors dans un espace plus vaste qui est celui du Gwiriko. They speak one language, Dioula, a sort of lingua franca that, despite minor variations, is understood in all these countries. Voici la perception qu’en avait le chef d’État du Burkina-Faso, Blaise Compaoré, avant que n’éclate la guerre en 2002; « Il vaut mieux que les Ivoiriens se préoccupent des causes réelles qui ont provoqué l’instabilité chez eux plutôt que chercher un facteur extérieur. Retrouvez Chanter l'amour en pays dioula (Côte d'Ivoire) et des millions de livres en stock sur Amazon.fr. Le royaume Kong était situé aux nord de la Côte d'Ivoire, ce royaume vivait presque exclusivement du commerce. 3 Une enquête faite en 1968 au Lycée Classique d’Abidjan (Dumestre : 1971) a montré que plus de la moitié des élèves de ce lycée parlaient ou avaient des parents qui parlaient dioula. par les « Dioula » de Kong dont le nom signifie « commerçant » en langue malinké, va émerger comme l’activité économique majeure, faisant des villes précitées des carrefours incontournables du système économique précolonial. De très nombreux exemples de phrases traduites contenant "Dioula" – Dictionnaire français-anglais et moteur de recherche de traductions françaises. Pour envisager une description convenable des rapports de pouvoir révélés par l'usage socialisé de la parole, il faut donc considérer non seulement le producteur, mais aussi le destinataire des discours, dans un système d'échanges. D'autre part, cette même étiquette de la parole entretient également des relations avec l'ensemble du système des rapports de force tels qu'ils sont définis dans la société par une situation socio-économique, politique, et plus largement coutumière. Après la mort de Kumbi en 1770, l'Empire va connaitre de nombreux tumultes, dont des épidémies provoquant des famines, ainsi que l'avancée des Français qui déstabilise la région. C'est ainsi que naquit parmi les membres de la noblesse une élite de commerçants, islamisés par les commerçants arabo-berbères. Le Dioula est une ethnie de Kong reconnue dans une antériorité histo... rique par tous les chercheurs anthropologues, les premiers explorateurs et colons français qui ont foulé pour la toute première fois les terres d'Afrique. C'est ainsi que naquit parmi les membres de la noblesse une élite de commerçants, islamisés par les commerçants arabo-berbères. The Dioula de Kong and the specific Dioula language spoken in Kong are born from the same specific conditions of the field that determine the birth of a language and ethnicity that adapts to its living environment. Cet espace est constitué de la rive droite de la Volta noire, du pays Bwaba et le Syamu dont le centre économique demeure la ville de Bobo-Dioulasso. (432 p.) Note de thèse: Thèse de 3ème cycle, Sciences du langage : Grenoble, Université de Grenoble3 : 1984. Un Dioula devant une mosquée au Burkina Faso. Dans l'espace manding, l'islam a joué un rôle majeur dans édification des centres commerciaux qui structurent l'Empire, et dont les Dioulas tenaient une position dominante avec les Wangara et les Soninké[26]. Kong fera partie de la Côte d'Ivoire, alors que Bobo-Dioulasso … D'une part cette étiquette régissant l'exercice de la parole exprime en soi un certain rapport de pouvoir entre les membres d'une société : pouvoir de parler quand d'autres doivent se taire. Le terme dioulaya dérivé de dioula, désigne l'activité commerciale[28]. Les Dioulas établirent leur domination dans plusieurs régions, et ont constitué de puissants États islamiques, tel que le royaume de Kong, au xve siècle, dont le fondateur est Bokar Traoré. Dans la zone manding, nous retrouvons les Dioulas de Kong au nord-ouest de l’actuelle Côte-d’Ivoire. Aussi, l'histoire des Dioulas de Kong fait l'objet d'études approfondies dont celle de Jean Derive; Parole et Pouvoir chez les Dioula de Kong[23], ainsi que celle plus récente menée en 2006 par Georges Niamkey Kodjo; Le Royaume de Kong, Côte d'Ivoire: des origines à la fin du XIXe siècle[24]. Cette recherche qui procède par la voie d'une table ronde en vue de recueillir un patrimoine à la fois oral et transcrit par plusieurs générations de la lignée des Traoré (XVI et XVIIIème s.) puis celle Ouattara (à partir du XIIIe siècle). Dans ce cas, le pouvoir n'est pas du côté de celui qui émet la parole — tout au plus peut-il avoir un certain pouvoir de rétention en ne disant pas ce qu'on attend de lui — mais plutôt du côté de celui au bénéfice de qui elle est produite. Mais certaines manifestations coutumières demeurent l'apanage des hommes d'âge mûr et d'un rang social élevé comme le récit historico-légendaire, le ko koro[23]. L'invasion coloniale doublée des ravages de Samori Touré à Kong (1896) vont fragmenter le monde dioula qui se voit partagé par les nouvelles frontières issues de la démarcation coloniale française de L'A.F.O. 1 Le Dioula véhiculaire de Côte d’Ivoire occupe en Côte d’Ivoire une place tout à fait particulière. L’exemple des Dioula de Kong (un groupe manding de Côte-d’Ivoire) Jean DERIVE l’université de Savoie, France ABSTRACT the Fula, horoya among the Manding, burkina among the Mosse etc. Ou encore, à l'inverse, privilège de rester silencieux et d'être le bénéficiaire d'un discours quand d'autres sont contraints de parler. »[16] Pour cette période, les historiens disposent en majeure partie de sources européennes, comme le souligne ici l'historien Georges Niamkey Kodjo, « ces sources permettent de comprendre l'intérêt commercial et stratégique que représentait la ville de Kong pour la politique française en Afrique occidentale à la fin du XIXe siècle, politique qui visait d'une part, à relier le Soudan au golfe de Guinée et d'autre part, à éliminer Samori Touré qui constituait un frein au dessein français. Le complexe Kong-Bobo-Dioulasso éclate. Achetez neuf ou d'occasion Ces patronymes sont ceux portés par les Bambaras et les Malinkes: D : Dagnogo Daho Diabagaté Diaby Diané Diarra Diarrasoiba Diomandé Diabaté Doumbia Doumbouya Dosso, K : Kanaté Kanouté Kanté Kamagaté Kamaté Kamara Karamogo Karamoko Keita Konaté Koné Koma Koita Kouyaté Kourouma Koroma, S : Samaké Sanogo Savané Souané Souaré Soumahoro Soumaré Sylla, « Mais l'important pour le Malinké est la liberté du négoce. Ainsi, la révolution dioula de Kong instaure une reconfiguration du Gwiriko[11]. Originaire de la région du Manden, ils adoptèrent un mode de vie nomade de riches marchands ambulants. L'appellation de Dioula (Dyola) est aujourd'hui réservée à tous les marchands soudanais, d'origine Mandé, qu'ils soient Bambara, Malinké, Dioula ou Soninké. Mais c'est en 1897 que Kong subit son plus grand revers avec le passage destructeur de Samori Touré qui rase la ville et tue la majeure partie de sa population[12]. C’est, en un mot, la koïnè des parlers mandings (Tera Kalilou : 1986). Les Dioulas sont un groupe de commerçants ambulants malinké, considérés à tort comme une ethnie, selon l'ethnologue Amadou Hampâté Bâ. En Côte d'Ivoire, tout Mandingue pratiquant le commerce est nommé « Dioula ». In: Journal des africanistes, 1987, tome 57, fascicule 1-2. pp. »[19] Certains sont d'avis que ces communautés culturelles ancestrales que représentent les Dioulas, devraient plutôt nourrir une solidarité trans-frontalière propice à l'unification de cette région du continent[18]. Les commerçants arabo-berbères musulmans venus d'Afrique du Nord et du Proche-Orient par les voies transsahariennes se sont trouvés en contact avec la noblesse mandée, où se forma une élite de commerçants islamisés qui servaient d'intermédiaires entre les populations africaines et les commerçants arabo-berbères. Et comme leur cousins Jula, ils étaient tous musulmans et commerçants. Or, pour ces derniers, les mœurs païennes des Bobos ou de ceux pratiquant un Islam peu orthodoxe (consommation d'alcool) va pousser une partie des Dioulas de Bobo-Dioulasso vers un espace où ils pourront partager un Islam plus strict qu'ils établissent à Darsalamy[20]. L'historien Joseph Ki-Zerbo considère le Gwiriko comme l'Empire dioula des Ouattara[15]. Le dioula est une langue mandingue parlée ou comprise par environ 20 millions de personnes au Mali, en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso, pays dans lequel le dioula a le statut de langue nationale. Vous ne pouvez pas proclamer l’ivoirité, c’est-à-dire diviser les gens en citoyens de première et de deuxième classe, développer la xénophobie et ajouter à cela des élections imparfaites, sans fragiliser le pays. Voici ce que Louis Gustave Binger confiait dans ses mémoires sur le Dioula de Kong, publié dans la revue française d’histoire d’Outre mer. L'invasion coloniale doublée des ravages de Samori Touré à Kong (1896) vont fragmenter le monde dioula qui se voit partagé par les nouvelles frontières issues de la démarcation coloniale française de L'A.F.O. Le dioula est très proche par la structure et le vocabulaire du bambara, le dioula étant utilisé en Côte d'Ivoire, notamment autour de la ville de Kong dans le nord du pays, et au Burkina Faso, alors que le bambara … Kong est l'ancienne capitale du royaume dioula qui fut fondé au xvin° siècle par Sékou Watara établies par le décret du 17 octobre 1899 (Sénégal, Soudan français, Guinée, Côte d'Ivoire et Haute-Volta)[16]. Le Dioula est une ethnie de Kong reconnue dans une antériorité histo... rique par tous les chercheurs anthropologues, les premiers explorateurs et colons français qui ont foulé pour la toute première fois les terres d'Afrique. « Au milieu du XVIIIe siècle, les Watara contrôlent toutes les routes commerciales depuis Djenné au nord jusqu'à Grumanya au sud.»[12]. L'auteur de cette vaste étude estime que l'élément le plus déterminant de sa recherche émane d'une lettre écrite par l'imam Marhaba appartenant à Karamoko Ouattara, souverain de Kong en 1976, et qui lui a permis de remonter jusqu'au premier Mahama Watara qui fut le conseiller personnel de Solo Mori, l'un des derniers rois de Kong[25]. Quelques devinettes dioula de Kong », Recueil de littérature manding, Paris, ACCT. Dioula de Kong (Côte d'Ivoire) : phonologie, grammaire, lexique et textes. L'historien Élikia M'Bokolo y conçoit un lien inextricable entre cette religion et le commerce; « la communauté de la foi allaient générer, par des processus très durables, la construction d'identités particulières et irréductibles, celle des Dyula d'abord, puis celle des Hausa, identifiées l'une et l'autre d'une manière indissoluble à l'association du commerce et de l'Islam »[27]. 2 Ce parler est différent du dioula de Bondoukou et de celui de Kong mais il est parlé et compris par tous les Mandings. Alassane Ouattara en 2011, élu président de la Côte d'Ivoire. Ces commerçants mandés étaient désignés par le mot Dioulas, qui signifie « commerçants » en Mandingue. On les trouve principalement en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, dans une zone correspondant à l'ancienne aire d'influence du Mandé, dont ils sont originaire. En 1710, Sékou Oumar Ouattara, un guerrier dioula, envahit la région et conquit la ville de Kong grâce à sa cavalerie. Les Dioulas se seraient dès lors concentrés à Bobo-Dioulasso où la lignée des Ouattara exerça encore un temps son influence jusqu'à ce que l'administration française procède à son affaiblissement vers 1915. Véritables marchands ambulants, ils circulent depuis des siècles à travers toute l'Afrique occidentale. Ce sont des Bambaras et des malinke. Étant parmi les premiers musulmans d'Afrique de l'Ouest, ils ont été aussi parmi les premiers propagateurs de cette religion en Afrique La parole dans la culture mandingue: l'exemple des Dioula de Kong Côte d'Ivoire. Ces commerçants mandés portaient le nom de Dioulas, qui signifie en malinké « commerçants », ils servaient d'intermédiaires entre les populations africaines et les commerçants arabo-berbères. La prospérité de Kong suscite des convoitises. Mais en réalité d'un coté il y ale Dioula des commerçant appellé Tagboussikan qui est une variante local du Bambara, d'un autre coté il y a plusieurs dialectes connues communement sous le nom de Dioula. C'est le cas bien connu de tous les dignitaires à l'égard desquels leurs inférieurs sont tenus d'adresser des discours de respect qui n'impliquent aucune réciprocité. Par voie de conséquence, ils ne sont pas très différents de leurs cousins Jula. Le complexe Kong-Bobo-Dioulasso éclate. Cet espace identitaire dioula où la lignée des Ouattara joue un fort ascendant, constitue l'un des ferments de la crise de l'« ivoirité » déclenchée par la remise en question de la légitimité ivoirienne de l'aspirant au pouvoir Alassane Ouattara en 1995[18]. Alors que nous pourrions considérer que le pouvoir de parole revient de façon assez générale à l'élite, Dérive nous fait cependant remarquer que l'âge demeure l'ascendant le plus fort; « De ce point de vue, l'âge offre un trait discriminatoire commode, puisque, même s'il y a égalité quant à tous les autres traits (identité de sexe, de caste, familles de prestige équivalent), il y a toujours un aîné et un cadet, même si la différence est très ténue »[23]. Les dialectes du nord-ouest de la Côte d'Ivoire, bien que traditionnellement associés au dioula, présentent de nombreux liens de parenté avec le groupe du Maninkakan de l'Est et y sont parfois inclus. Les commerçants Arabo-Berbères musulmans venus d'Afrique du Nord et de l'Orient par les voies trans-sahariennes étaient en contact avec cette noblesse. Auteurs de l'article « Dioula (peuple) » : , « L’Afrique de l’Ouest dans l’économie-monde : le facteur jula », sur, « « L'islam a été introduit en Afrique avant même qu'il ne s'étende en Arabie » - Mizane info », sur, Bernhard Gardi, « Côte d'Ivoire : les boubous sénoufo et dyoula », in.