La daïra de Béjaïa est une circonscription administrative algérienne située dans la wilaya de Béjaïa et la région de Petite Kabylie. Ils font de la ville un de leurs comptoirs qui se maintient grâce aux relations avec Pise et Gênes. Les dépenses sont ventilées dans un pôle budget de fonctionnement de 2 196 111 624,93 DA qui lui-même se subdivise en crédit alloués à la masse salariale (1 091 320 458,55 DA) et en crédits consacrés aux fournitures et prestations (1 104 791 166,38 DA). Contrairement à la Qal'a dans l'arrière-pays, elle fait figure de ville culturelle et « moderne » pour son époque ; une « cité berbère vivant à l'orientale »[55]. Elle devient un port important munie d'installations, de constructions navales et abrite les escadres des pouvoirs sultaniens successifs qui règnent sur le Maghreb Central (Zirides, Hammadide, Almohade, Hafside). Béjaïa is the largest principally Kabyle-speaking city in the Kabylia region of Algeria. La région a fait partie du royaume de Numidie. Conduit par Geneseric, ils portent le fer dans toutes les villes du littoral. Dans le cas de Béjaïa, définir un périmètre impliquerait d'inclure des pans de quartier à la typologie coloniale ou bien, de définir un noyau très restreint. Elle est par ailleurs dotée d'une Chambre de L'artisanat et des métiers qui gère ce secteur au niveau des wilayas de Béjaïa et Bouira[154]. Une nouvelle expédition aboutit en 1833 à la prise de la ville, après une résistance acharnée de ses habitants. La patrimonialisation sélective d'éléments précis et triés a pour conséquence une mise à l'écart de pans entiers du patrimoine local[109]. Cependant le diagnostic de ce patrimoine fait état de dégradations importantes, malgré sa valeur et son rôle potentiel dans le développement durable de la ville. L'ouverture du champ politique a permis l’émergence de groupements, associations, manifestations artistiques et culturelles de tous types. La ville de Béjaïa est reliée à Alger, Tizi Ouzou, Bouira, Sétif, Jijel et plusieurs localités kabyles par un important réseau routier. Il est porté à la connaissance de l'ensemble des concitoyens que la commune de Béjaïa a bénéficié d'un quota de logements type LPA additif au programme des 180 logements de même type de l'année 2019 . La wilaya de Béjaïa (en berbère : Tanebḍit n Bgayet; en tifinagh: ⵜⴰⵏⴻⴱⴹⵉⵜ ⵏ ⴱⴳⴰⵢⴻⵜ; en arabe : ولاية بجاية) est une wilaya algérienne, située au nord est du pays, dans la région de la Kabylie sur sa côte méditerranéenne. La ligne bénéficierait d'une quinzaine d'aller-retours quotidiens et devrait desservir les gares de la ligne Beni Mansour-Bejaia[18]. La ville connaît un essor démographique, et une urbanisation de la plaine du Lekhmis, à la suite de l'afflux de ruraux, notamment de Kabylie[95]. Elle est ainsi connue comme « la ville aux 99 saints » ; selon les traditions orales, les Kabyles affirment qu'il ne lui en manque qu'un pour égaler la Mecque[156]. L'esprit de l'inquisition influence la politique espagnole locale, les Juifs sont chassés de la ville et les élites citadines, dont les lettrés, fuient. Elle est située dans une baie en faucille protégée de la houle des vents du large (orientés nord-ouest) par l'avancée du Cap Carbon (à l'ouest de la ville). Login to Loopia Customer zone and actualize your plan. Il sera ouvert dans un Le site exceptionnel pose aussi la question environnementale et celle des pollutions liées aux activités domestiques et industrielles. Les Barberousse n'atteindront jamais leur objectif de reprendre Béjaïa de leur vivant. Ils font de Saldae la capitale de leurs nouveaux États jusqu'en 439 et la prise de Carthage. Cependant les Français ne parviennent pas à en conquérir les alentours[89]. Read more at loopia.com/loopiadns ». En effet, la ville située au cœur de la Kabylie, indépendante du pouvoir d'Alger, est souvent assiégée lors de conflits insurrectionnels entre les diverses confédérations de la région. Il a d'abord été dénommé « aéroport de Béjaïa - Soummam » entre 1982 et 1999, du nom du fleuve Soummam qui se jette dans la Méditerranée à proximité de Béjaïa. Commune de Béjaïa. La ville est située en Kabylie, dans une région berbérophone. La ville dotée d'une identité politique forte reste une ville importante sur le plan des sciences et du commerce. Le principal ouvrage défensif de la ville, la Casbah, est à l'origine d'époque almohade[111]. Lors d’un séjour à Béjaïa, vous pourrez visiter de multiples sites à valeur historique Les Français comblent partiellement la baie et aménagent le port et l'avant-port de la ville. Après un intermède almohade, elle redevient la capitale d'une branche des Hafsides. La loi algérienne[Note 6] prévoit d'inclure des ensembles patrimoniaux homogènes tels que les casbah, les ksours et les agglomérations traditionnelles[110]. Mais faute d'entretien, de prise de conscience publique et de classement, l'introduction de matériaux non authentiques (béton, brique...) menace ce patrimoine[98]. Riches d'une communauté de corail en bon état de santé, elles abondent en divers bio-indicateurs d’eaux non polluées[36]. La ville a quand même réussi à se hisser à un rang important dans l'économie nationale, y compris dans les secteurs autres que pétroliers. Le site contient des mosaïques, des thermes et des citernes d'époque romaine[144]. Les températures moyennes sont globalement douces et varient de 11,1 °C en hiver à 24,5 °C en été. Les travaux d'urbanisme (aménagement du front de mer et de grands axes) marquent son tissu urbain. Les hauteurs de Petite Kabylie abritent en outre la sittelle kabyle, espèce de passereau endémique qui n'a été découverte qu'en 1975, sur le mont Babor[33],[29]. 17, Boukhiama, Ihaddaden, Targa Ouzemour, Ighil Ouazzoug, Bir Slam, Iriyahen Est, Aérodrome, Boulimat, Oued Saket et Amtik Tafat. Les montagnes alentour forment l’habitat de plusieurs espèces d'oiseaux dont l'aigle de Bonelli, le vautour fauve, la tourterelle, la perdrix gambra, le hibou grand-duc, la buse féroce, l'aigle royal et le faucon crécerelle[31],[32]. La ville voit donc son déclin s'accentuer après le départ des Espagnols. Elle devient un des principaux centre culturel et scientifique de la Méditerranée occidentale et une place commerciale importante pour l'Europe. Une hypothèse peu probable voudrait que le nom Béjaïa viendrait de cette époque du mot arabe بفاية (Baqâyâ : « les restes, les survivants ») car elle aurait servi de repli aux populations chrétiennes et juives de Constantine et Sétif. Au début, l'expédition est dirigée contre Alger. La ville de Béjaïa possède le musée du Borj Moussa, aménagé dans un ancien fort espagnol du XVIe siècle et où sont présentés des vestiges préhistoriques romains et de l'époque hafside. Les trois siècles qui suivent la conquête sont obscurs faute de récits sur sa situation ; la ville fait partie du territoire aghlabide, puis de celui des Kutama-Fatimide où elle connaît une certaine effervescence. L’interconnexion, à Beni Mansour, avec la ligne Alger-Skikda, permet l’accès à l’ensemble du réseau ferroviaire algérien par des liaisons directes à la capitale algérienne, à l’ouest, et à Sétif, au sud-est. La ville de Béjaïa possède un port de commerce international dont la principale activité, en termes de capitaux, est l'exportation d'hydrocarbures. Plage Melbou (Commune de Melbou, Wilaya de Béjaïa) Béjaia Vues : 1315 Cette rubrique est entièrement consacrée à Plage Melbou (Commune de Melbou, Wilaya de Béjaïa) Si vous possédez des informations ou des commentaires sur ce sujet, n'hésitez pas à les partager avec les autres internautes. Lors de la conquête française, la ville n'était plus qu'une très modeste bourgade d'environ 2 000 habitants[89]. De plus l'influence punique est présente : les Carthaginois parcourent les côtes nord africaines pour commercer et implanter des comptoirs commerciaux appelés emporioe[37],[38]. La faune et la flore marine sont également remarquables. La version du 5 août 2017 de cet article a été reconnue comme «, Dynasties berbères : la gloire d'une capitale médiévale, La chute de la régence et la période coloniale, Pour les principaux points de passage naturels, voir, Le premier est un certain Abu Zakariya vers. L’État algérien a par ailleurs déjà inscrit des sites de la ville sur la liste du patrimoine national[105] : les restes de l'enceinte fortifiée de Bab Fouka (porte Fouka), le bordj Moussa, la casbah de Béjaïa, Bab el bhar (porte de la mer) ou Porte dorée, la citerne romaine et le cippe romain (pierre funéraire incrustée à une fontaine de la ville). Mais à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle, Léon l'Africain et Al-Marini décrivent un prince de Béjaïa, séparé de celui de Tunis, avec une situation similaire à Constantine et Annaba, ce qui traduit un morcellement du territoire hafside[68]. Les instruments traditionnellement utilisés sont le bendir, le tar, la mandoline et l'alto, complétés ultérieurement par le mandole et le banjo. Il a été renommé « aéroport de Béjaïa - Soummam - Abane Ramdane » en 1999, en hommage à l'homme politique algérien qui a joué un rôle essentiel dans l'histoire de la guerre d'indépendance algérienne[19]. En effet, sa richesse et son emplacement de port stratégique en font un objet de convoitise pour les Zianides de Tlemcen. Ce secteur ne manque cependant pas d'édifices ou de vestiges, antiques (notamment sur le plan archéologique) ou médiévaux ; les quartiers d'Acherchour, de Karamane et Bab El Louz possèdent encore des maisons mauresques. La ville sert d'ailleurs de débouché à l'artisanat de Kabylie (poterie, vannerie, produits dérivés de l'agriculture locale...) [153]. La première affaire concerne une plainte déposée par un homme âgé de 85 ans, résidant dans la commune de Béni Djellil, dont le … L'analphabétisme touche 18,5 % des plus de dix ans[123]. Béjaïa dispose d'un aéroport international situé à 5 km au sud de la ville. Certaines empruntent des vallées et des gorges qui constituent des zones de passage naturelles[Note 2] : la route nationale 9 (route de Sétif), qui passe par le littoral puis les gorges de Kherrata jusqu’à Sétif, et la route nationale 24 (route de Béjaïa), qui traverse la vallée de la Soummam, Bouira, puis Alger à l'ouest, ou Bordj Bou Arreridj à l'est. En effet la musique, la poésie et l'artisanat berbères sont particulièrement mis en valeur, à côté de thématiques environnementales et architecturales[146]. Des lignes de bus la relient aux villes du grand sud algérien, notamment Hassi Messaoud, Ouargla, Ghardaïa, Laghouat, Djelfa et Bou Saada. Ce site portuaire, dans l'une des plus belles baies du littoral maghrébin et méditerranéen, est dominé à l'arrière-plan par les hautes montagnes du massif des Babors. L'aire urbaine couvre une superficie de 12 022 hectares. Le projet du festival : « réconcilier le public algérien avec le cinéma, sensibiliser au développement d’un esprit critique face à l’image (éducation à l’image), proposer des formations (écriture de scénario, réalisation, animation de ciné-clubs…) »[148], En septembre 2019, sous la direction artistique de Laila Aoudj, le festival s'associe aux Journées du film européen et accueille des films italien et ukrainien en présence des ambassadeurs de ces deux pays, ainsi qu'une importante « Master Class » consacrée au cinéaste Jean-Marie Straub par l'essayiste et critique de cinéma Saad Chakali.[149]. C'est un lieu de rencontres et d'échanges des savoirs entre les communautés locales, d'Europe et d'Orient[51]. La ville comprise en dehors de ces limites n'est pas défendable par la faible garnison espagnole et est ruinée. Ce savoir-faire se perd au cours du temps, même si une poignée d'artisans et de familles le maintiennent toutefois[155]. Ces savants se réunissent dans des audiences où il se consultent sur divers sujets[58],[59]. La ville est intégrée à l’État de la régence d'Alger et dépend du beylik de Constantine jusqu'en 1830. Restes de l'enceinte fortifiée de la Porte des étendards. Béjaïa, comme d'autres villes de la Soummam, est un des foyers de la revendication identitaire berbère lors du printemps berbère de 1980 ; et en 2001, lors du printemps noir. La ville de Béjaïa connait un début d'accroissement démographique dès la période coloniale, mais avec un bilan contrasté. Il déplace sa zaouïa du village d'Ama'dan vers la ville où les Turcs le chargent de diriger la karasta[85]. Auguste fonde également, à quelques kilomètres sur les rives de la Nasava (Soummam), Tubusuptus, les actuelles ruines de Tiklat. En 1183, durant une période brève, les Beni Ghania (des restes de la dynastie Almoravides) s'emparent de Béjaïa avant que les Almohades n'en reprennent le contrôlé[67]. Bougie [6]), est une commune algérienne située en bordure de la mer Méditerranée, à 220 km à l'est d'Alger.Elle est le chef-lieu de la wilaya de Béjaïa et de la daïra de Béjaïa, en Kabylie. La ville de Béjaïa bénéficie également d'une activité de port de pêche, c'est un des secteurs qui est amené à se développer dans le futur[133]. Cependant les infrastructures restent insuffisantes et le développement de la ville en est tributaire. L'hiver, cette flotte est stationnée sur la plage de Dar senâa sous la Casbah pour n'être remise à flot qu'au printemps[82]. Mais la liaison est complexe : au sud-est les échanges avec Sétif ne se font qu'à travers les gorges escarpées de Kherrata ; une autre voie emprunte la Soummam, puis à l'est les Portes de Fer et la remontée vers Bordj Bou-Arreridj, c'est ce chemin qui est emprunté par la route nationale et la voie ferrée. Une culture andalouse se mêle à l'inspiration orientale traditionnelle, les sciences profanes se développent comme les sciences sacrées. Elle est éclipsée, à l’échelle du Maghreb Central, par Alger siège du pouvoir politique et de la marine. Il semble établi qu'au Xe siècle, la ville est aux mains des berbères sanhadja, dont sont issues les dynasties ziride et hammadides qui régneront sur le Maghreb Central. Mais ces deux ensembles sont renfermés sur eux-mêmes et se cherchent des capitales intérieures (Tizi-Ouzou, Akbou, Kherrata...) en se détournant du littoral. J.-C. dans le « Périple de Scylax ». En 1823, les tribus des Bibans et de la Soummam s'emparent du caïd de la ville. Le milieu associatif local est aussi le vecteur de divers champs artistiques ou culturels, allant d'associations faisant la promotion de la peinture ou de la photographie aux groupes d'études universitaires sur les manuscrits scientifiques médiévaux de la ville[147]. Béjaïa dispose d'un port qui occupe le deuxième rang en Algérie par son volume d'activité, derrière celui de la capitale Alger ; débouché important pour une partie de la production régionale (minerais, vins, figues, prunes et liège), il a donné depuis les années 1960 une place grandissante au pétrole et aux produits pétroliers extraits du sous-sol saharien (les hydrocarbures représentent 86 % de ses exportations en 2005). La structuration de la ville à des fins défensives par les Espagnols redessine la morphologie de la ville à partir du XVIe siècle : la Casbah est aménagée, le bordj Moussa est construit à proximité des ruines de l'ancien palais de l'étoile , et, sur la montagne du Gouraya, est aménagé un fort (bordj Gouraya), sur un ancien point d'observation à proximité d'un lieu de pèlerinage maraboutique consacré à Yemma Gouraya, une sainte locale[112]. Office national des statistiques algérien, Agence Nationale d'Intermediation et de Régulation Foncière, Office national des statistiques algérien. De leur côté, des habitants d’Ighil Bouzelmat ont observé ce lundi un rassemblement devant le siège de la mairie de Béjaïa afin de réclamer l’amélioration de l’alimentation en eau potable, la réalisation du réseau de drainage des Il faut donc remarquer que malgré le peu d'atouts naturels et l'enclavement de la ville, Béjaïa figure parmi les villes les plus dynamiques d'Algérie. Au lendemain de l'indépendance, les développements se font dans la continuité des plans d'urbanisation coloniale et ils conservent les mêmes les mêmes axes[101]. Les principaux lieux de savoirs médiévaux sont la Grande Mosquée, Madinat al-`Ilm (la Cité des Sciences), la Khizana Sultaniya et l’institut Sidi Touati. : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. Le rêve politique des Barberousse d'implanter leur capitale dans Béjaïa est abandonné ; la régence est déjà installée à Alger qui est un port fortifié et dans lequel de nombreux aménagements ont été effectués[81]. Historiquement, la ville doit son nom à la fabrication des bougies à base de cire d'abeille hérité du Moyen Âge alors que les bougies modernes sont faites à partir de paraffine. La ville fait partie du bassin versant de l'oued Soummam. Elle est également une base navale pour les Hammadides, et le point de départ d'expéditions navales pour le « pays de Rum » (dont la Sicile à trois jours de navigation)[55]. La ville est d'ailleurs un des centres (comme Alger, Constantine, Tlemcen...) de la musique andalouse en Algérie. La ville s'étant agrandie jusqu'à inclure le village des Imezzayen. La ville développe alors une activité économique qui fait affluer une population nouvelle, un phénomène amplifié par des travaux d'urbanisme de grande ampleur. Pour ce qui est de la commune de Béjaïa, l'établissement de l'acte se fera sur rendez-vous à prendre au préalable. Elle est divisée administrativement en 52 communes et 19 daïras . Un autre avantage est que la ville est le débouché de la vallée de la Soummam, un couloir géographique orienté sud-ouest. En 1202, Leonardo Fibonacci, mathématicien italien, en rapporta les « chiffres arabes » et la notation algébrique. Cet arabe bougiote, appelé tabğawit en kabyle, est pratiqué dans les quartiers les plus anciens de la haute ville (Karamane, Bab el Louz...) et attribué aux « grandes familles » de la ville. Le tournant des années 1970 voit ainsi la ville quitter la montagne pour envahir ces plaines qui servaient d'arrière-pays agricole. La période espagnole (1510-1555) et les conflits avec les Berbères aux environs sont à l’origine de la destruction de nombreux édifices (palais, mosquées...) qui faisaient la gloire de la cité médiévale. La ville est d'ailleurs le lieu d'un pèlerinage au mois de ramadan qui attire des populations du Maghreb. Casbah de Béjaïa (citadelle) au-dessus du port de Béjaïa, d'époque hammadide. Ces manuscrits abordent divers sciences pratiquées localement, notamment l'astronomie, traditionnellement pratiquée jusqu'au début du XXe siècle ; ils portent aussi sur la théologie musulmane dont Béjaïa fut un des centres d'étude de premier plan au cours de son histoire[115]. La population autochtone de la ville est composée essentiellement de Berbères venus de l'arrière-pays kabyle et de la forte communauté de réfugiés andalous. L’État algérien a investi au cours des années 1970 dans le pôle industriel de la ville avec des unités de production dynamiques[96]. Si l'état précis de la flotte marchande bougiotte est méconnu elle occupe une place non négligeable en Méditerranée sans toutefois être prépondérante face aux flottes de commerces européennes. Cependant l'exode rural massif des berbérophones (et leur arrivée en ville) après l'indépendance du pays, provoque une nette progression du berbère qui s'accompagne d'une progression sur le plan administratif. La partie coloniale de la ville s'illustre notamment par le quartier du front de mer, amputant une partie de la vieille ville, et du port. C'est à cette époque que dans un Maghreb où les anciens États sont en déliquescence qu'apparaissent les frères Barberousse, corsaires grecs convertis à l'islam qui s'implantent dans la ville voisine de Jijel. La sainte patronne de la ville est Yemma (qui signifie « maman ») Gouraya dont le mausolée est inclus dans le fort au sommet de la montagne du même nom[158]. La seule institution d'envergure maintenue sur cette période est celle du dar senâa, les chantiers navals ou arsenaux de la ville qui fournissent des navires à la régence[82]. L'implantation de constructions humaines très anciennes dans un site naturel exceptionnel confère toute sa complexité au tissu urbain de la ville[106]. Pendant la guerre d'indépendance algérienne, l'organisation du FLN et de l'ALN crée pour la première fois un territoire administratif kabyle, la wilaya III ; Béjaïa fait partie de cet ensemble[43]. La ville tire également ses ressources hydrauliques de l'arrière-pays montagneux et de diverses sources, comme celle de Toudja qui fut reliée dans l'Antiquité par un aqueduc à la ville antique (Saldae)[14]. Le fort Abdelkader, face à la mer, est aussi un legs de la période berbère médiévale. Béjaïa et la vallée de la Soummam inférieure bénéficient d'un climat méditerranéen. Dès demain dimanche, il sera procédé à la délivrance des actes de mariage au niveau des bureaux de l'état civil de la wilaya de Béjaïa. La vallée de la Soummam est également bordée en amont par des zones industrielles comme celles d'Akbou qui déversent des polluants chimiques dans le fleuve sans aucun contrôle public rigoureux. L'estimation de la population à cette époque est estimée à 100 000 habitants par Al Idrissi. En effet selon une version il aurait été lapidé par les Bougiotes qui l'avaient accusé de vouloir les convertir au christianisme[61] quand d'autres versions affirment qu'il a simplement fait naufrage à son retour vers Majorque depuis Tunis[62]. Ibn Khaldoun les décrit comme gouvernant « Biğāya wa al-ṯagr al-garbī min Ifriqiya » (la ville de Béjaïa et la marche occidentale de l’Ifrīqiya). La défaite de Jugurtha face aux Romains change l'alliance de ces derniers en une suzeraineté ; Auguste découpe le territoire en provinces constituant la Maurétanie césarienne, et, selon Pline l'Ancien, Saldae (nom antique de la ville) est une colonie romaine fondée avec les premières annexions en 33 av. Lors de l'indépendance du pays, en 1962, elle retrouve un rôle culturel. Mais très tôt, les envahisseurs cherchent à occuper l'ensemble du pays, notamment la Kabylie contre laquelle sont dirigées plusieurs expéditions. La priorité donnée au classement d'éléments monumentaux est en contradiction avec les principes des conventions internationales orientées vers la classification d'ensembles urbains (et la définition d’un périmètre à sauvegarder) en incluant les productions mineures. Les édifices cultuels judaïques du quartier Karamane, antérieurs à la colonisation, ne sont pas inventoriés ainsi que les découvertes archéologiques plus récentes. Les eaux adjacentes au parc de Taza incluent le « banc des Kabyles », classé « aire spécialement protégée d’importance méditerranéenne » (ASPIM) par la convention de Barcelone. Les coordonnées géographiques de la commune au point central de son chef-lieu valent respectivement 36° 45′ 00″ Nord et 5° 04′ 00″ Est. Les plus illustres étant celles de Chellata, des Aït Yala et notamment de Cheikh el Mouhoub. Elle redevient aussi, progressivement, un port de première importance, talonnant celui d'Alger et devançant Oran. La ville est également le siège de l'assemblée populaire de wilaya (APW) de la wilaya de Béjaïa, ainsi que de la daïra (qui gère les communes de Béjaïa et d'Oued Ghir). La pluviométrie de la région peut aller de 800 mm à 1 200 mm, mais certaines sources locales tendent à s'épuiser du fait de l'augmentation de la demande[13]. La tradition savante se déplace alors massivement vers les zaouïas de l'arrière-pays kabyle, les manuscrits sont également déplacés et dispersés. L’arrivée de lettrés fait de Béjaïa une ville de premier plan dans le domaine des sciences ; son influence dépasse la Méditerranée et gagne l’Europe. Il s'ensuit une valorisation du fait berbère et une dépréciation de l'arabe bougiote. La proximité de ces zones n'améliore pas leur efficacité et elles empiètent sur une partie stratégique de la ville, en plus d'être source de pollution importante pour le fleuve, l'estuaire et la baie[117]. Béjaïa (/bɪˈdʒaɪə/; Arabic: بِجَايَة‎, Bijayah; Berber languages: Bgayet, Bgayeth), formerly Bougie and Bugia, is a Mediterranean port city on the Gulf of Béjaïa in Algeria; it is the capital of Béjaïa Province, Kabylia. La ville de Béjaïa possède un artisanat qui est l'expression de la culture citadine de la ville, comportant des legs andalous, et des influences berbères qui se confondent avec celles de l'arrière-pays. Si elle peine à s'imposer comme capitale économique de la Petite Kabylie, elle est indéniablement la capitale culturelle de la Kabylie, en concurrence avec Tizi-Ouzou.